UNHCR - The Most Important Thing
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The Most Important Thing :

un don pour aider les réfugiés.

The Most Important Thing,

c’est ce que Maria, Sébastien, Omar, ont emporté avec eux quand ils ont dû fuir leur foyer.

c’est ce qui donne de l’espoir à des millions de réfugiés.

c’est ce que nous pouvons faire dès aujourd’hui : les aider à se reconstruire.

Et vous?

Quelle serait la chose la plus importante que vous emporteriez si vous deviez fuir soudainement ?

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The Most Important Thing

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= 1 kit d’abri d’urgence pour famille réfugiée sud-soudanaise de 5 personnes.

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= un abri familial pour protéger 1 famille réfugiée rohingya de 5 personnes.

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Qu’emporteriez-vous

si vous deviez soudainement fuir votre foyer ?

C’est la question qu’a posée le photographe américain Brian Sokol à des réfugiés. Découvrez leurs réponses, où se mêlent nostalgie et espoir, dans une série de portraits où ils posent avec la chose la plus importante qu’ils ont emporté dans leur fuite.

© UNHCR/ Brian Sokol

Camp de réfugiés de Domiz, Irak.

20 décembre 2017

  • Yacoub, 15 ans, réfugié rohingya
    The Most Important Thing : sa chaîne

    La dernière fois qu’ils se sont parlé, c’était un jour où son père était parti de bon matin pour aller ramasser du bois de feu. Ce jour-là, le village de Yacoub a été sauvagement attaqué. Quand il a vu sa maison en flammes, Yacoub, dont la mère est morte en couches quand il avait huit ans, a pris ses deux petites sœurs par la main et ils se sont enfuis pieds nus dans la jungle. Ils sont restés cachés pendant 15 jours en se nourrissant uniquement de biscuits, de thé et des pommes roses. Cinq mois auparavant, Yacoub s’était acheté sa chaîne sur un marché du Myanmar avec de l’argent dont son père lui avait fait cadeau. Personne ne sait ce qui est arrivé à son père.

  • Omar, 102 ans, réfugié rohingya
    The Most Important Thing : son bâton de marche

    Omar, 102 ans, est aveugle ; la chose la plus importante qu’il a emporté avec lui, c’est son bâton de marche, appelé lati. Il a fui sa maison, comme d’autres gens de son village, après avoir assisté à une effroyable attaque sur le village voisin et à plusieurs meurtres sauvages. Omar a trouvé son chemin en se laissant guider par les voix des autres réfugiés et en prenant appui sur son lati. À un moment, après avoir sauté de la barque d’un pêcheur, il s’est perdu pendant sept heures dans la mangrove, avec de l’eau jusqu’au cou. Il pleure en partageant le récit de ses épreuves. Il a finalement réussi à atteindre la côte, mais son calvaire l’avait épuisé. Omar raconte que maintenant qu’il est en sécurité et auprès des siens, il est heureux et en paix. « Si vous riez, d’autres riront avec vous. Si vous arrêtez de rire, vous mourrez. »

  • Hafaja, 60 ans, réfugiée rohingya
    The Most Important Thing : son panneau solaire

    Hafaja, 60 ans, était hors de la maison quand les attaquants ont fait irruption dans son village de l’État de Rakhine, au Myanmar. « Si j’avais eu ne serait-ce qu’une minute pour choisir quelque chose d’autre, j’aurais pris notre argent », dit-elle. « Nous avions 500 000 kyat (environ 375 dollars) d’économie, mais c’est perdu maintenant. » Depuis une forêt voisine, Hafaja a vu sa maison partir en flammes. Elle a ensuite marché pendant trois jours, le panneau solaire dans une main et un bâton de marche dans l’autre. « L’énergie solaire est importante parce qu’une fois la nuit tombée, la lumière me permet de prier et de faire à manger », dit-elle, maintenant qu’elle est arrivée au Bangladesh. « Quand il y a de la lumière, je me sens plus en sécurité. J’ai perdu ma terre, mon argent et ma maison, mais ça ne fait rien, j’ai toujours mon mari et mes enfants. D’autres n’ont pas eu autant de chance. »

  • Mohammed, 26 ans, réfugié rohingya
    The Most Important Thing : ses diplômes

    Mohammed, 26 ans, était la seule personne de son village à avoir fait des études universitaires. Le jeune homme avait presque décroché sa licence d’anglais quand les Rohingyas se sont vus interdire l’accès à l’Université de Sittwe, au Myanmar. Une fois rentré dans son village, il a trouvé un emploi auprès de l’organisation humanitaire CARE et a focalisé son énergie sur l’aide à autrui. Après l’attaque d’un village voisin et son incapacité à sauver un garçonnet de 10 ans qui avait été jeté dans le pétrole et brûlé vif, il a mis ses diplômes universitaires, son ordinateur portable et quelques vêtements dans un sac et il s’est enfui. Peu de temps après, son village a été incendié, les femmes ont été violées en réunion et les hommes tués. « Ici, je ne me sens pas bien », dit-il. « Au Myanmar, j’avais une grande maison, de l’eau propre et un bon emploi. Je veux y retourner, mais je ne rentrerai que si nous obtenons la citoyenneté. »

  • May, 8 ans, réfugiée syrienne
    The Most Important Thing : ses bracelets

    May, âgée de huit ans, a parcouru avec sa famille des centaines de kilomètres à pied et en bus depuis Damas jusqu’à la frontière avec l’Irak. Ils ont alors marché le long d’un chemin escarpé, dans le froid, tandis que sa mère portait son petit frère. May fait de fréquents cauchemars depuis qu’elle est arrivée au camp de réfugiés de Domiz. Les bracelets qu’elle porte sont les choses les plus importantes qu’elle ait emportées. « Ces bracelets ne sont pas ma chose préférée, » explique-t-elle. « C’est ma poupée Nancy. » May a dû la laisser derrière elle lorsqu’elle est partie dans l’urgence.

  • Omar, 37 ans, réfugié syrien
    The Most Important Thing : son luth

    Omar tient un buzuq, un luth à manche long. C’est la chose la plus importante qu’il ait apportée au camp de réfugiés de Domiz, dans la région du Kurdistan en Irak. Omar a décidé de fuir sa maison à Damas, la capitale syrienne, la nuit où ses voisins ont été tués. « Les tueurs, peu importe qui ils étaient, sont entrés dans leur maison et ont sauvagement assassiné mon voisin et ses deux fils », se souvient-il. Omar dit : « jouer du buzuq me remplit de nostalgie et me rappelle chez moi. Cela soulage brièvement ma souffrance », ajoute-t-il.

  • Magboola, 20 ans, réfugiée sud-soudanaise
    The Most Important Thing : sa marmite

    Magboola, 20 ans, et sa famille, ont subi des raids aériens pendant plusieurs mois. Ils ont quitté leur village de Bofe la nuit où les soldats ont ouvert le feu. Avec ses trois enfants, Magboola a voyagé pendant 12 jours jusqu’à la frontière sud-soudanaise. La marmite qu'elle tient sur cette photo est la chose la plus importante qu'elle ait pu emporter avec elle. Elle était assez petite pour pouvoir la porter pendant son voyage, et assez grande pour lui permettre de cuisiner du sorgho pour ses trois filles et elle-même pendant leur exil.

  • Ahmed, 10 ans, réfugié soudanais
    The Most Important Thing : son singe Kako

    Le singe domestique Kako est ce qu’Ahmed, âgé de 10 ans, a emporté de plus important avec lui, lorsqu’il fuyait avec sa famille les bombardements aériens ininterrompus de son village de Taga, dans l‘État du Nil Bleu, au Soudan. Ahmed et Kako ont entamé ensemble un périple de cinq jours de Taga à la frontière sud-soudanaise, à l'arrière d'un camion. Ahmed dit ne pas imaginer sa vie sans son meilleur ami, Kako. Le plus difficile, en partant de l‘État du Nil Bleu, a été de laisser derrière lui l’âne de la famille.

  • Jean, 36 ans, réfugié centrafricain
    The Most Important Thing : son filet de pêche

    Le filet de pêche que tient Jean est la chose la plus importante qu’il ait emportée en fuyant son village en République centrafricaine. Jean était pêcheur et aidait sa mère à vendre de l'huile de palme. Il dit que ce filet lui permet de vivre et de gagner sa vie. « Je vends certains poissons et nous en mangeons d’autres. J'utilise l'argent gagné pour acheter des vêtements et payer les gens de la région pour les bananes plantain, le manioc et les arachides que nous obtenons de leurs terres. » Traumatisé par la mort de sa mère, Jean vit dans la peur de retourner dans son pays.

  • Fideline, 13 ans, réfugiée centrafricaine
    The Most Important Thing : ses cahiers d’école

    Fideline tient dans les mains un cahier d'école qu'elle a emporté quand elle a fui avec sa famille pour sauver leur vie sur un bateau en direction de la République démocratique du Congo. Ils ont tout quitté lorsque l’adolescente a vu un homme d’affaires être exécuté sommairement. « Je ne pouvais pas prendre mon sac d'école, ni mes chaussures ou les rubans colorés pour mes cheveux, mais j'ai apporté mes cahiers et mon stylo, » dit l’écolière, première de sa classe. « Nous avons tellement souffert », dit-elle, en ajoutant : « Je veux étudier pour pouvoir devenir quelqu'un. »

  • Homaia Ag Bara, 60 ans, réfugié malien
    The Most Important Thing : ses deux ânes

    Homaia Ag Bara, réfugié malien âgé de 60 ans (devant au centre), a fui le Mali avec sa famille après avoir appris que son jeune frère avait été tué. Avec sa femme, ils ont emmené leurs sept enfants sur deux ânes et ont entamé un périlleux voyage à pied jusqu’au Burkina Faso. Ses deux ânes sont ce qu’il a emporté de plus important. Ils lui rappellent son enfance. Les ânes facilitent la vie dans un camp car ils permettent aux réfugiés d’apporter de l'eau. « Je me sens très chanceux d'avoir mes deux ânes dans le camp, certaines familles n'ont pas d'ânes, nous en avons deux ! » dit-il.

  • Maria, 57 ans, réfugiée angolaise
    The Most Important Thing : sa croix

    Maria, âgée de 57 ans, explique que la croix qu’elle tient sur cette photo est la chose la plus importante qu’elle ait emmenée avec elle en exil. Les religieuses de l’hôpital où son fils est né la lui ont donnée, avant de fuir l’Angola pour la République démocratique du Congo (RDC), en 1962. Neuf jours seulement après la naissance de son fils, des soldats ont tué son mari devant elle. Ses yeux se remplissent de larmes lorsqu’elle décrit la scène, 50 ans après. Elle a fui avec ses enfants dans la forêt. Pendant sept mois et demi, ils ont vécu à même le sol et buvaient de l'eau de pluie, avant de traverser la RDC. Maria dit que si elle devait fuir de nouveau, elle prendrait d’abord la croix. « Avec elle, je suis en paix. Si je n'avais pas cette croix, je ne serais pas là aujourd'hui. Elle m'a sauvé la vie et celle de mes enfants. »

  • Sébastien, 60 ans, réfugié angolais
    The Most Important Thing : la veste de son père
    *La chose la plus importante

    Sébastien avait sept ans la nuit où sa famille est arrivée en République démocratique du Congo, il y a près de 60 ans, après la guerre d’indépendance d’Angola. « Je me souviens qu’il faisait froid et mon père m’a donné sa veste pour me réchauffer. Je l’ai portée quand nous traversions la frontière. Quand je vois cet habit, alors même que je vous en parle, je pense à l’Angola. Le jour où je retournerai en Angola, je la porterai et je me souviendrai de mon père. Je la porterai parce que je suis maintenant, moi aussi, père. »

  • Lumona, 36 ans, réfugiée angolaise
    The Most Important Thing : son portrait en tableau

    Si elle devait fuir de nouveau et n’emporter qu’une seule chose, Lumona assure que ce serait ce portrait, qu’un ami a fait d’elle, il y a 10 ans. « Je l’adore parce que c’est de l’art. Ce n’est pas une photographie. Quelqu’un a pris le temps de me dessiner. C’est magnifique et ça me rend heureuse. Je suis sûre que le regarder rend aussi les autres heureux. »

  • Bonheur, 9 ans, réfugié centrafricain
    The Most Important Thing : sa famille, la vie

    Bonheur (deuxième à droite) pose dans le camp de réfugiés de Boyabo avec sa famille, qui est pour cet enfant de 9 ans ce qu’il a emporté de plus important avec lui. Il a connu la terreur en voyant son ami Princi se faire assassiner, quand des combattants Seleka sont venus dans son village de Moungoumba, en République centrafricaine. Bonheur et sa famille ont passé trois semaines cachés sur une île. « Nous ne dormions pas la nuit et ne faisions pas grand-chose la journée. Nous avions constamment peur », dit-il. « Le plus important, c’est que je sois en vie et que j’aie ma famille », explique-t-il.

Reconnue d’intérêt général présentant un caractère humanitaire, l’UNHCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés est mandaté par les Nations Unies pour conduire et coordonner l’action internationale pour la protection des réfugiés à travers le monde et la recherche de solutions. Sa mission première vise à garantir les droits et le bien-être des réfugiés. En soutenant le HCR France, vous pouvez bénéficier d’une déduction fiscale de 66% dans le cadre de l’impôt sur le revenu. (Art. 200-1-b et 238 bis-1-a du CGI)*